Une cabane dans les arbres


Lifestyle / dimanche, avril 21st, 2019

Lorsque je vous ai dernièrement parlé de mes nouvelles habitudes de printemps, j’ai dis que je voulais prendre mes distances avec les réseaux sociaux.
Petit hic, mon vieux téléphone que je me trimballais depuis 2012, a rendu l’âme après une énième chute.

Ce téléphone était clairement dépassé quand je vois tout ce qui se fait maintenant mais il était hors de question pour moi de le changer tant qu’il fonctionnait.
J’ai donc dû opter pour un mobile plus moderne et bizarrement, alors que moi ça me contrariait, l’idée semblait plaire à mes proches.
Qui dit nouveau téléphone dit  nouvelles fonctions.  C’est comme ça que j’ai découvert Instagram. (Bien sur je connaissais un peu ce réseau social mais le fait d’avoir crée un compte, ça change la donne).

Bref, me voila en train de retomber dans la spirale infernale et chronophage des réseaux sociaux.
Mais je n’avais pas dit mon dernier mot et une idée me vint à l’esprit.

1) Cabane canopée

A) Se rendre au domaine

En octobre dernier, j’ai reçu un mail d’un restaurant près de chez moi qui m’informait que j’étais l’heureuse gagnante du concours auquel j’avais participé cet été. J’avais gagné une nuit au sommet d’un chêne centenaire.
Je m’étais renseignée peu de temps après l’obtention du gain et on m’avait confirmé que je pouvais utilisé le bon quand je le voulais.

J’avais mise l’idée de coté en attendant les beaux jours.
Et puisqu’ils étaient de retour, j’en ai profité pour réserver ma nuit au calme afin de pouvoir prendre du temps loin des écrans et me recentrer

Mon cher mari et moi étions excités comme des puces. Sac sur le dos et trajet préparé, nous voilà en route pour une destination inconnue.

Après une bonne grosse demie heure de route , de tours et de détours, nous avons suivi un énième panneau qui nous indiquait de rentrer dans la cour d’un château.

Je vous avoue que lorsque je me suis garée entre les voitures qui stationnaient sur l’herbe, j’ai eu le sentiment de ne pas cadrer avec le décor. Je ne sais pas trop ce qui m’a fait dire ça.
Peut être les hommes en polo, petit bermuda et club de golf à la main sortant de leur voiture de sport. Allez savoir…

On sort donc nos sac à dos et nous rendons à l’accueil.

Nous avons été accueilli par une charmante jeune femme qui nous a fait prendre connaissance des consignes de sécurité et nous a confié un petit sac à dos qui contenait un plan , une lampe frontale et des clés.

C’est parti

B) Prendre possession des lieux

Il faisait doux, beau et le week end commençait sous les meilleurs auspices. Le début du bonheur…

On se rend donc à notre refuge tranquillement, en traversant un petit bois. On rencontre sur le chemin différent type de cabanes et même un spa.

Et au détour du chemin…

Sobrement indiqué par un petit panneau …

Se présente la silhouette de ce qui sera notre logis pour une nuit.

Première étape, nous devions accrocher nos sacs au mousqueton afin de pouvoir les remonter grâce à la poulie dès que nous serions en haut. C’est par ce même procédé que nous sont confié les paniers apéritifs, repas ou bien petit déjeuner.

J’ai donc commencé l’ascension de l’escalier. La cabane se situait à 9 mètres du sol.
J’ai rapidement demandé à Monsieur de ne pas monter en même temps que moi car si on monte au même moment, l’escalier bouge.

Et oui, j’ai oublié un léger détail… j’ai peur du vide. Je ne sais pas pourquoi mais j’oublie toujours cette information. Je crois que si on choisissait nos points forts et nos points faibles à la naissance, je n’aurais pas pris « aime avoir les pieds au sol », ça ne me correspond pas trop je trouve.
Bref, Trêve de plaisanterie.

Je continue de monter et je vous avoue que j’étais déjà plus rassurée de poser un pied sur le sol de bois.
Tadaaa , voilà la petite maisonnée qui nous accueillait…

Il y avait également un autre petit escalier qui menait à une plate forme en haut.

Comme je suis curieuse, je suis allée faire un tour. Mais il n’y avait qu’une petite table et deux tabourets.
Non seulement je n’ai pas compris le but de cet étage supplémentaire  mais en plus , ce n’était pas le trésor que j’espérais trouvé après avoir à nouveau surpassé ma peur. Je suis vite redescendue.

Oh, j’oubliais , nous n’avons pas seulement été accueilli par une adorable petite maison. Nous avons fait la connaissance de Simone, l’abeille téméraire et sa bande de copines.

Voilà  une deuxième peur que j’ai dû apprendre à gérer.

Heureusement, elles n’étaient pas bien méchantes.
L’intérieur de la cabane était très cosy et très sobre. Avec un soupçon de luxe malgré tout. Je m’explique.
Il y avait un lit, une petite table de bois, une décoration dès plus simple.

La petite porte qui se trouve à droite est la salle de bain. C’est là où je veux en venir quand je parle de luxe. La cabane est dotée de toilettes chimiques , d’une douche et d’un évier.
J’ai été étonnée car il s’agit finalement du luxe de tous les jours.
J’ai trouvé que ça ne collait pas avec l’esprit rustique d’une nuit en foret. C’était un peu trop « facile » à mon gout.
Mais il ne s’agit là que d’un avis personnel.
Malgré ce détail, la décoration et les quelques meubles respectaient le thème de la nature, c’était assez immersif.

2) Une soirée au cœur de la forêt

A) Dégustons le moment présent

Nos affaires étaient posées, il était maintenant tant de prendre notre apéritif tout en profitant de la lumière du soleil couchant.
Nous sommes allés récupérer le panier que l’on nous avait déposé…

et nous nous sommes installés sur ces transats…

J’ai vraiment adoré ce moment. J’ai pu tricoter tout en appréciant une petite bière régionale et en profitant des derniers rayons du soleil de la journée.
Il n’y avait aucun bruit si ce n’est les petits cris des oiseaux. Pas d’ordinateur, pas de réseaux sociaux, pas de bruit de voitures. Rien que du calme et de la tranquillité. C’était très agréable.

Vous savez quoi ? Je crois que le vrai luxe c’est ça. Le calme.

Un petit courant d’air frais, puis deux,  le ventre qui gargouille… nous avons décidé de rentrer prendre notre repas à l’intérieur.

C’est fou comme le bois garde la chaleur. Il faisait vraiment bon à l’intérieur.
Nous avions ramené notre propre repas car nous sommes végétariens et ce n’est pas toujours facile à gérer pour les autres.

On pourrait de prime abord croire que lorsque l’on est coupé du monde, on a tendance à s’ennuyer. Et bien ce ne fut absolument pas le cas. Après le repas et une rapide toilette, je me suis mise à tricoter un peu (dans l’idée, une ligne ou deux pas plus, c’est drôle mais dis comme ça on dirait un peu une droguée) avant de planifier de lire au moins un chapitre d’un livre que j’avais emporté. Mais finalement, Monsieur et moi même avons passé notre soirée à discuter.

Et puis nous nous sommes endormi assez vite. Il faut dire que c’est plus facile de dormir comme un bébé quand il n’y a ni lumière ni bruit.

B) Une nuit moins calme

Tout ce passait bien jusqu’à ce que je me réveille en pleine nuit.  Il pleuvait et le vent faisait vibrer l’échelle de la plateforme du dessus. C’est assez impressionnant pour qui n’a pas l’habitude.
Mon mari m’a confirmé que la cabane tremblait. Il s’en est aperçu grâce aux rideaux qui remuaient alors que les fenêtres étaient fermées.

Et en allumant la lumière, on a trouvé pas moins de trois araignées.

A partir de ce moment là, je me suis réveillée à plusieurs reprises pour allumer la lumière et vérifier d’une part que la cabane tenait bien (ahahah) et d’autre part qu’il n’y avait pas d’araignées sur le point d’entrer dans ma bouche. Que voulez vous, je me suis fait un film.

En clair, je n’ai dormi que d’un oeil.

c) Petit déjeuner et aller retour de Simone L’abeille tenace

Après une nuit entrecoupée de rapides vérifications vitales, nous nous sommes levés vers 9h.
La première chose que l’on a pu voir en ouvrant les yeux , c’est le feuillage des arbres. ça avait un petit côté féerique.
Comble du bonheur, Notre petit déjeuner nous attendait déjà au pied de l’arbre.

Loin de moi l’idée de jouer les rabats joie, mais pour ma part, j’ai trouvé que le panier était bien trop fourni. Je comprends qu’un logeur de cette renommée se doit de gâter ses clients, mais à l’heure du zéro gaspillage et des inégalités de richesses mis en avant , j’ai trouvé ça un peu maladroit.

Clairement le panier comprenait pour deux personnes :  2 croissants, 2 pains au chocolat, 2 petits pains, un petit bocal à confiture et un autre au miel, deux portions individuelles de beurre, une thermos contenant de quoi faire à peu près trois tasses de café, de l’eau chaude pour deux tasses de thé, un sachet de thé et 1 litre de jus de pommes.

On a ramené ce qu’on a pu pour éviter de gâcher mais c’était bien trop copieux pour seulement deux personnes.
En revanche, j’ai trouvé très judicieux qu’ils fassent travailler les producteurs locaux. La plupart des aliments proposés venaient de notre région.

Pendant le repas, Simone l’abeille était de retour et entrait part une petite trappe, ressortait par la fenêtre qu’on lui ouvrait et rentrait à nouveau par le petit trou au dessus de la porte coulissante.
Je ne sais pas combien de tours elle a fait mais je l’ai trouvé vraiment téméraire.  Heureusement pour nous, elle n’était pas agressive.

Nous sommes ensuite rentrés tranquillement après avoir rangé nos affaires en se promettant de dormir à nouveau en pleine nature dès que possible.

3) Bilan

Je vous avoue que j’ai été assez contente de quitter ça :

et de retrouver la terre ferme.

Malgré les insectes très présents (oui oui je sais , c’est la forêt mais là je vous assure qu’ils cherchaient quelque chose de précis près de notre cabane) et ma peur du vide, j’ai trouvé l’expérience intéressante.

C’est exactement ce qu’il me fallait pour prendre quelques distances avec les réseaux sociaux et me recentrer.

Profiter du calme et du coucher de soleil a vraiment été ressourçant. Comme une petite parenthèse entre deux périodes de vacances.

Mais si je devais choisir entre cette expérience et la première que j’ai fait dans une roulotte au milieu des bois en septembre dernier, je dirais que j’ai davantage apprécié ma première escapade.

Déjà parce que je restais près du sol (mais ça c’est propre à moi)  mais aussi parce que la roulotte était dotée de toilettes sèches (qui se rapproche plus du principe « nature » je trouve) et du strict minimum. Autrement dit les douches et éviers se trouvait dans un local spécialisé.
Toujours est il que j’adore le concept et que je vous le recommande chaudement.

Je tiens à remercier mon restaurant préféré et Coucoo chênes pour cette expérience et pour leur accueil.

J’espère vous avoir donner envie de tenter l’aventure et vous dis à très bientôt.

Aurélie

2 réponses à « Une cabane dans les arbres »

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