Offrez une deuxième chance à un malheureux , adoptez.


Lifestyle / dimanche, novembre 4th, 2018

J’ai toujours été très mal à l’aise avec l’idée d’acheter un animal. Comme si on les classait dans la  même catégorie que les objets.
Oui, Cette expression m’a toujours semblé étrange. Non adaptée.
Je veux dire, il s’agit quand même d’une vie. Comment peut on quantifier cela? De mon point de vue, la plus grosse erreur de l’être humain est de se croire différent et supérieur aux animaux. Alors que la réalité est que nous ne sommes que des animaux parmi tant d’autres. Notre vie n’a ni plus ni moins de valeur. Elle est identique. Toute vie est précieuse.

Un manque se fait ressentir

Bref, ma moitié et moi même avons emménagé ensemble en juin 2014. Tout se passait bien dans le meilleur des mondes.
Cependant,  je me suis vite rendu compte qu’il manquait quelque chose. Il manquait quelque chose au sein de notre foyer. Je me suis mise à cogiter mais la réponse ne fut pas difficile à trouver. Il ne s’agissait pas de quelque chose mais de quelqu’un. Un compagnon à 4 pattes. J’ai grandis avec des chiens,  et ne plus avoir de présence canine à mes côtés créait en moi un vide que je n’aurais jamais pu soupçonner.

Les bonnes habitudes, heureusement, ne se perdent pas comme ça.
J’en touche donc deux mots à Monsieur qui s’est , au premier abord montrer réticent.

Pour rappel: Quand j’ai une idée en tête….je ne l’ai pas ailleurs. Je n’avais pas dit mon dernier mot.

Le début des recherches

Je commença mes recherches sur internet. et cela a bien duré plusieurs semaines.  Une fois encore cette notion d’achat me gênait.

Et puis  comme un signe du destin, le jour de mon anniversaire, je consulte machinalement le bon coin et tombe sur une annonce. 130€ un cocker anglais noir de 3 ans. (j’ai oublié de préciser que je cherchais un cocker anglais) Trop beau pour être vrai, je clique sur l’annonce et me rend compte qu’il s’agit d’un billet posté par la SPA. Nous étions mercredi. J’éclate de joie. Je n’ai pas le moindre doute,  il nous attendait.

Le soir même , j’en parle à mon compagnon et lui montre l’annonce en question.  Lui qui était contre au départ, avait finalement changé d’avis. Il faut croire que ma suggestion avait fait son petit bonhomme de chemin.

(photo SPA, comment ne pas craquer?)

 

Le grand jour

Nous arrivons enfin au week end. J’étais excitée comme un puce.

14h: j’appelle la SPA et demande si le cocker est toujours au refuge. On me répond que oui.  J’explique que je suis intéressée par une visite et que j’ai un peu de route à faire.

Je n’oublierais jamais cette journée. C’était un beau samedi d’octobre ensoleillé. Il ne faisait pas froid, il ne faisait pas chaud. Les arbres au feuillage rouge et doré bordaient notre chemin. C’était magique. Malgré cela, la route me semblait interminable tellement j’avais hâte de le rencontrer.

Heure d’ arrivée: approximativement 16h00. On avait passé tellement de rond point, qu’on avait presque le tournis.

Première rencontre

Nous nous présentâmes à l’accueil. Le cœur battant la chamade. On expliqua notre situation, rappela notre appel du début d’après midi et que nous venions pour le petit cocker noir. Elle nous a laissé patienter quelques instants en attendant sa collègue qui devait s’occuper de nous. J’étais perdue dans mes pensées mais je n’ai pas pu m’empêcher de ressentir beaucoup d’émotions dans ce refuge. C’est une ambiance vraiment particulière. Je sentais une boule se former dans ma gorge. Le malheur de ces animaux m’a percuté en plein cœur.

Puis une femme se présenta à nous et nous demanda de la suivre. Pendant un cours laps de temps, Mille question me traversèrent l’esprit. ( Et s’il n’y avait pas de feeling? si ça se passait mal? et s’il ne nous aimait pas? à quel point notre quotidien va t-il changer?..).  Et là, je le vis pour la première fois. cette image restera à tout jamais gravé en moi. Il était dans une cage, l’air malheureux , assis sur son postérieur et très calme.

La bénévole s’approcha de lui. C’était l’heure de la balade. Elle nous expliqua que c’était elle pour le moment son repère. Il se cachait derrière elle. Puis nous nous promenâmes tous ensemble. Elle nous expliqua que s’il avait été confié à la SPA c’est parce que sa maitresse était décédée il y a peu de temps. Lorsque je l’ai entendu dire ça, j’ai eu envie de prendre cette petite boule de poils dans mes bras et lui dire que nous allions prendre soin de lui.

Elle nous annonça que contrairement à ce qui était annoncé sur le bon coin il n’avait pas 3 ans mais  6 ans. La déception dura à peine une fraction de seconde. Cela m’était égal. Nous n’avons même pas eu besoin de nous concerter. D’un simple regard, mon amoureux et moi même avions pris notre décision. Il rentrerait avec nous.

On remplit les papiers. La bénévole nous accompagne jusqu’à notre voiture et dit au revoir à la  petite boule de poils. Moi je conduis et Monsieur reste à l’arrière avec lui pour le rassurer.

 

Après l’adoption

Nous nous sommes tous les trois rapidement habitués les uns aux autres. J’avais un peu peur que cela soit un gros changement mais tout s’est très bien passé. Comme promis à la SPA,  je rentre aujourd’hui encore tous les midis pour le sortir.(quand mon compagnon n’est pas en télétravail)

Je ne regrette pas et ne regretterai jamais cette décision. Il nous apporte beaucoup d’amour et de joie. Il est d’ailleurs considéré par nos grand parents comme un membre à part entière. « Leur gamin » comme ils l’appellent.

Si je devais un jour agrandir mon foyer, j’adopterai une fois encore sans l’ombre d’un doute.

Les animaux adoptés sont tellement reconnaissants. Plus que n’importe qui , ils méritent une seconde chance.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *