La bienveillance, pilier du bonheur


Lifestyle / dimanche, juin 23rd, 2019

La bienveillance…

il y a des mots comme ça qui dégagent de sacré ondes positives.

C’est drôle parce qu’aussi positif que soit cet état d’esprit, il est parfois compliqué à appliquer.
Entre nous, je ne comprends pas qu’on ne nous enseigne pas cet art  à l’école. Car je suis persuadée que ça pourrait changer le monde.

Oui oui carrément.

Mais concrètement, qu’est ce que la bienveillance?

Wikipédia dit : La bienveillance est la disposition affective d’une volonté qui vise le bien et le bonheur d’autrui

Pour approfondir cette définition, j’ajouterais que ça consiste à être prévenant, attentif et à l’écoute des autres sans aucune notion de jugement.
Ce peut être un sourire, un compliment sincère, une écoute attentive, une main tendue. C’est donner sans arrière pensées.

Attention à ne pas confondre, être bienveillant et se laisser marcher sur les pieds. Savoir dire non et se respecter soi même ne signifie pas manquer de bienveillance envers les autres.

La bienveillance envers soi même

Avant de pouvoir être bienveillant(e) avec les autres et le monde en général,  la première étape est de l’être avec sa propre personne.
Tout comme il est primordial d’apprendre à ramper avant de savoir marcher.
C’est le point de départ car il est impossible d’apporter aux autres ce qu’on ne sait pas se donner à soi même.

Bien sur, on peut tenter mais ce ne serait alors ni sincère ni dénué de tout intérêts cachés (recherche de reconnaissance à travers le regard des autres…)  ce qui serait une sorte de fausse bienveillance en réalité.

Ma petite histoire personnelle

Jusqu’en 2017, je n’étais pas en phase avec moi même. J’étais très dure et intransigeante.
Je ne m’épargnais rien. La moindre erreur, le plus petit oubli, je ne me faisais pas de cadeaux.
Je pensais naïvement que plus je serais dure avec moi même et plus cette rigueur m’aiderait à devenir une meilleure personne.

Vous voulez un scoop? Je faisais fausse route. J’étais même à l’opposé de mon objectif.

J’entendais souvent « avant d’aimer quelqu’un, il faut s’aimer soi même ».
J’étais incapable de comprendre cette expression.
Je n’en saisissait pas le sens…Jusqu’à ce fameux soir…

Au creux de la vague

Un jour, j’ai pris le temps de lire « les hommes viennent de mars et les femmes viennent de vénus ».  Parmi l’un des point expliqués, l’auteur parlait des émotions des femmes.

Il les comparait à des vagues.

Il mettait en avant le fait que nous suivons différents cycles , que l’on avait des hauts et des bas, que ce n’était pas constant (peut être y’a,t-il un lien étroit avec le cycle menstruel et ses différentes étapes?). J’ai trouvé cette information intéressante car ja m’a permis de déculpabiliser  de ne pas être tout sourire, 24h/24 et 30 jours sur/30.

Enfin, c’est un autre sujet.

Un soir, où je me trouvais au creux de la vague, j’ai eu des pensées très dures envers moi même. Je critiquais tout et rien. Mon physique, mon caractère, mes choix, ma vie.. tout y passait. J’avais déjà eu des périodes similaires mais jamais avec cette intensité.

Écrire a toujours été un réflexe, pour me vider l’esprit.
Étant donné que l’émotion était très forte à ce moment là, j’ai couché mes pensées sur une feuille.
Et ce soir là j’ai employé des mots tels que: minable, ridicule, monstre et bien d’autre joyeusetés.
Oui je n’y suis pas allée de main morte.

Pour imager, c’est comme si  j’avais écrasé mon propre petit jardinet de fleurs intérieur.

Autant vous dire que rien de positif ne pouvait en découler …

Et on remonte la vague

Enfin ça … c’était sans compter sur ma capacité à faire du positif avec du négatif.

Quelques jours après cet événement, J’ai pris conscience de 4 choses :

– Premièrement: je n’avais jamais été bienveillante avec moi même
– Deuxièmement:  je me suis avouée que jusqu’à cet instant, personne ne m’avait fait autant de mal… que moi
– Troisièmement: j’avais décidé qu’il y aurait un avant et un après.
– Quatrièmement: puisque j’étais capable de me faire autant de mal, j’avais surement en moi les ressources pour me faire tout autant de bien.

J’ai donc commencé mes recherches pour trouver la marche à suivre pour apprendre à s’aimer.

Reprogrammons notre cerveau

Il était temps de reprogrammer mon cerveau, puisque je faisais clairement fausse route.

Je lui avais donné de mauvaises habitudes, de mauvais réflexes, il fallait tout reprendre à zéro.
La première chose que j’ai faite , c’est « d’inverser le mauvais sort ». Puisque je ne m’étais jamais dit de gentils mots , on allait commencer par là.

Il ne faut jamais sous estimé le pouvoir des mots. Après tout, ce sont bien ces petits mots mesquins que j’avais retourné contre moi même telles de petites aiguilles venimeuses qui m’avait blessé.

Je me suis imprimé ce mantra que je prenais le temps de lire tous les matins jusqu’à ce que ça rentre dans ma tête :

12 étapes simples pour prendre soin de soi

  1. Si ça te sembles mal, ne le fais pas
  2. Dis exactement ce que tu veux dire
  3. N’essaies pas de faire plaisir à tout le monde
  4. Fais confiance à ce que tu ressens
  5. Ne dis jamais de mal à propos de toi
  6. N’abandonnes jamais tes rêves
  7. N’aies pas peur de dire NON
  8. N’aies pas peur de dire OUI
  9. Sois bon envers toi même
  10. Laisses aller ce que tu ne peux pas contrôler
  11. Restes loin du « drama » et de la négativité
  12. Aimes

Petit à petit l’idée a fait son chemin et j’ai  doucement mais surement modifié mes réflexes. Remplacer des impressions négatives par des éléments positifs à un effet bien plus puissant qu’on ne peut le croire.

Plus  je développais mon indulgence et plus l’image que j’avais de moi même changeait.

Comme si le filtre de négativité de ma self estime disparaissait.

Les arts créatifs m’ont aussi beaucoup aidé à reprendre confiance en moi et en mes capacités.
Au départ,j’étais partie dans l’idée de Tricoter un pull un jour. ça semble rien pour certain mais je vous assure que quand on est débutant ça parait une montagne à gravir. Avec des petites étapes entre deux telles que apprendre à monter des mailles, terminer son premier ouvrage, découvrir les points dentelles…

Plus je m’investissais dans les travaux manuels plus j’apprenais de moi même.
Non seulement,  je n’étais pas aussi nulle que ce que je croyais mais j’avais, comme tout le monde, des ressources inexploitées.
Physiquement, mentalement, je me suis reconnectée. J’ai repris possession de moi même.

Bien sur tout n’est pas rose, il y a toujours cette histoire de vagues. Mais je n’ai plus jamais été engloutie de cette façon  par la vague de la mauvaise estime de soi.

Et dans la pratique, ça donne quoi?

Être bienveillante envers soi même c’est:

Avant tout s’accepter tel que l’on est sans jugement,

On a tous des qualités et des défauts
Finalement, qu’a t-on à gagner à ruminer en boucle ce qui ne nous plait pas chez nous? Rien de constructif ! En revanche, cultiver nos qualités et apprécier nos atouts peut être très bénéfique.

Se pardonner nos erreurs

Il n’y a rien de dramatique à faire des erreurs car c’est comme cela qu’on apprend. Il faut être indulgent, se pardonner et continuer à avancer.

S’écouter (Son corps, ses émotions, ses intuitions, ses besoins…)

S’écouter est très important. Telle ou telle chose ne vous plait pas ? Ne vous forcez pas. Vous avez besoin de repos ? Prenez le temps. Votre instinct vous dicte de vous méfiez ou même de faire confiance ? Écoutez le.

Je vais vous raconter une anecdote pour que ce soit plus concret. Pour mon mariage, plusieurs points traditionnels me déplaisaient. Je ne me voyais pas me marier à l’église car je ne suis pas croyante. Je ne me voyais pas non plus arriver à la mairie/cérémonie au bras de mon père. Pour la simple raison que je suis très indépendante et que mon mari et moi vivons ensemble depuis 5 ans. Je trouvais ça incohérent et hypocrite.

Avec toute la bienveillance dont j’étais capable , j’ai décidé d’opter pour une solution qui me conviendrait mieux. Adieu la cérémonie religieuse et bonjour la cérémonie laïque, et une arrivée avec Monsieur à la mairie et avec témoin et demoiselles d’honneur à la cérémonie.

Ça n’a l’air de rien mais cela m’a enlevé une sacré épine du pied !!

Vous avez compris le principe…

S’éloigner des personnes qui nous apporte du négatif

Je veux parler ici des faux amis, des faux amours et des vraies emmerdes. Que ce soit des ami(e)s présents quand tout va bien mais qui disparaissent au moindre soucis que vous rencontrez, des amours à sens unique voir destructeurs, des membres de famille à la personnalité toxique, des collègues qui vous pourrissent le quotidien, des voisins épouvantables…

On a tous déjà rencontré ce type de personnes et peut être font elles même encore partie de votre vie.

Les relations (amicales, amoureuses, familiales) sont censées vous apporter du positif, je dirais même du bonheur. Si celle ci est douloureuse,  il faut comprendre ce qui vous empêche de vous épanouir. Les raisons peuvent être diverses  (manque d’implication, caractères incompatibles, conflits…) A vous de voir s’il est possible de sauver ou non cette relation en fonction de votre bien être.

Toutes les relations ne sont pas faites pour durer. Certaines personnes ne seront que de passage dans votre vie.
Pour son propre bien,  il est  nécessaire voir vital de prendre des distances, de quitter des relations qui vous apportent plus de négatif que de positif. 

Cela peut être douloureux  bien sur, mais vous éloigner de ce type de personnes peut s’avérer très bénéfique sur le long terme car vous ne garderez autour de vous que des relations fiables et solides.

S’accorder du temps

Prendre un peu de temps pour soi est important.

Que ce soit une sortie, regarder une série qu’on aime, se lancer dans un projet, lire un bon livre… cette petite parenthèse que l’on peut s’accorder dans la course du quotidien est tout aussi bonne pour vous que pour vos proches. Faites ce qui vous plait, ce que vous aimez. Il est primordial de ne pas s’oublier.

Au final, vous vous rendez compte que la bienveillance c’est plein de petites actions quotidiennes positives.

Mais ça peut aussi être prendre certaines décisions pour améliorer sa qualité de vie (quitter un emploi, déménager…) ou juste accepter de faire les choses comme on le sent sans contraintes.

Être bienveillant envers les autres

Une fois que l’on a réussi à être  bienveillant envers soi même. Il est plus simple de se tourner vers les autres. Plus simple et plus sincère.

Car on s’intéresse à ses interlocuteurs pour de bonnes raisons.
On dit souvent : « ne fait pas à ton prochain, ce que tu ne souhaiterais pas que l’on te fasse ». Je pense que ça marche également dans le sens inverse. Comportes toi avec les autres comme tu aimerais que l’on se comporte avec toi.
Être bienveillant, c’est finalement vouloir apporter du positif , du bonheur.
Engager ce type de relation est  très bénéfique. Car échanger de la positivité et de la gentillesse de manière sincère et désintéressée c’est souvent en récolter en retour.

Cela permet de créer sur le long terme des relations riches et solides. Des relations où tout le monde est gagnant. C’est ce que l’on appelle un cercle vertueux.

Avec qui appliquer ce principe? Et bien avec tout le monde, dans la mesure du possible. Des inconnus, ses collègues, ses voisins, ses amis, sa famille et même (surtout?) ses enfants. (on parle de plus en plus d’éducation bienveillante, ça vaudrait le coup de se pencher sur le sujet non?).

Et dans la pratique ça donne quoi?

Encourager

On a tous besoin à un moment ou un autre d’être encouragé. Pour un projet, parce qu’on n’a pas le moral,  parce qu’on traverse une période difficile, parce qu’on doute ou toutes autres raisons… motiver et soutenir son entourage est important.
Ce peut être de simples phrases telles que : « tu peux le faire » , « tu vas y arriver », « tu es la meilleure/le meilleur », « je crois en toi ».
Comme expliqué au dessus,  il ne faut pas sous estimer  le pouvoir des mots. Ils peuvent être un véritable moteur notamment dans les moments de doute.

D’ailleurs ne dit on pas : « un mot d’encouragement lors d’un échec, vaut plus qu’une heure d’éloge après un succès »?

Écouter activement

Là je parle d’écouter, mais écouter réellement.

Ça ne vous est jamais arriver de discuter avec quelqu’un et de vous rendre compte que  non seulement celui ci ne vous écoutait pas vraiment mais qu’en  plus il attendait juste que vous ayez terminé votre phrase pour enfin pouvoir surenchérir?
Et bien ce n’est pas du tout ce qu’on recherche ici.

C’est même tout le contraire.
Connaissez vous l’écoute active?
Il s’agit d’une technique qui consiste à porter toute son attention sur ce que dit son interlocuteur.

C’est à dire:

Ne pas l’interrompre 
Lui montrer que l’on suit le fil de la conversation
Poser certaines questions si nécessaire 
Et pour finir reformuler la conversation pour montrer à son interlocuteur qu’il est compris.

Cette méthode nécessite un minimum d’empathie pour pouvoir se mettre à la place de l’autre tout en gardant ses distances.
Il faut également pouvoir faire la part des choses et ne pas transposer ce qu’on nous raconte à notre vécu personnel (et ainsi éviter,d’en faire une référence) ni même donner d’avis ou de point de vue si on ne nous le demande pas.

Autrement dit rester neutre.

Ce type d’échange est vraiment enrichissant, tant pour la personne qui écoute que pour celle qui est écoutée.

Être ouvert

S’ouvrir aux autres est vraiment un contexte à part entière.
C’est par une attitude sincère et authentique donner de sa personne  (un sourire, un compliment, du temps, une oreille attentive) et ainsi instaurer une relation de confiance.

Mettre de côté nos apriori permet d’aller vers les autres (mais aussi de les laisser venir) et ainsi s’ouvrir à la nouveauté (Une culture différente, une manière de penser intéressante, un mode de vie inconnu…).

Finalement, en donnant de sa personne on a beaucoup à gagner. On enrichit nos relations, nos opinions, nos possibilités et d’une manière plus générale, notre vie.

Être présent

Être présent pour les autres, ce peut être se trouver à leur coté et les aider dans une situation particulière mais pas que.
Parfois on est là physiquement mais pas mentalement (comme les personnes qui sont constamment sur leur téléphone portable par ex).
Dans ce cas là, on n’est pas réellement présent pour les autres.  Il faut parfois savoir se déconnecter  pour s’investir dans le moment.

Au delà de la présence physique, être présent c’est rappeler à l’autre qu’on pense à lui. En prenant de ces nouvelles , en proposant une sortie…

En d’autres mots, c’est s’impliquer dans une relation.

Bilan

Pour conclure, je dirais que la bienveillance  est un état d’esprit positif à la portée de tous, qui permet d’améliorer son rapport à soi même et aux autres en ayant une attitude ouverte, sincère, sans jugement.

Être bienveillant envers soi même puis envers les autres serait un bon point de départ. On en viendrait ensuite naturellement à appliquer ce principe à mère nature dans son ensemble… Au monde en général.

Je vous quitte sur ces douces pensées et vous dis à Bientot

 

Gahonali

 

 

Quelques liens:

Apprendre la bienveillance
Créer pour se sentir mieux
Aimer son corps – Par Maud bettina Marie

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