Lectures du premier trimestre


Lecture / dimanche, mars 28th, 2021
J’ai le plaisir de vous retrouver pour faire un petit bilan lecture de ce premier trimestre de l’année 2021. Je n’en étais pas sure mais j’ai finalement décidé de garder ce format là plutot que de partir sur une idée de semestre qui serait trop longue. On ne change pas une équipe qui gagne.
Etant donné que je participais au cold winter challenge, je n’ai pas lu de livre hors challenge en janvier et février. Mais je me suis rattrapée en mars rassurez vous…

Janvier

Cold winter challenge en cours

Février

Cold winter challenge en cours

Mars

Le bonheur se faufile entre mes doigts

Résumé :

Iris a une passion pour la couture. Mais ses parents n’ont toujours vu dans ses ambitions qu’un caprice. Et Iris, la mort dans l’âme, s’est résignée.
Aujourd’hui, la jeune femme étouffe dans son carcan de province, son mari la délaisse, sa vie semble s’être arrêtée. Mais une révélation va pousser Iris à reprendre en main son destin et à vivre sa passion. Dans le tourbillon de Paris, elle va courir le risque de s’ouvrir au monde et faire la rencontre de Marthe, égérie et mentor, troublante et autoritaire…

Mon avis: L’an dernier j’ai lu le fameux livre » Les gens heureux lisent et boivent du café » d’Agnès Martin Lugand et ce fut un vrai flop pour moi. Mais j’avais décidé de laisser une seconde chance à cette auteure. Et bien pour être honnête, j’aurais peut être du m’abstenir.
Ce roman est du même acabit que le premier. J’ai trouvé l’histoire creuse, les personnes inintéressants. Je me suis ennuyée on ne va pas se mentir. Iris découvre Paris et son monde mondain grâce à Marthe qui gère la formation de couture. J’ai trouvé ce personnage trop autoritaire, très manipulateur. J’ai eu le sentiment qu’elle prenait le controle d’Iris. On s’en rend compte dans le passage où Iris et Marthe vont à une soirée et Marthe tient Iris au niveau du coude toute la soirée comme si elle dirigeait une poupée.Ou encore les moments où Marthe fait un geste de la main pour demander à Iris de se taire.
Le comportement de ce personnage a vraiment eu le don de m’agacer … sans parler de ses colères. J’ai détesté le côté « fais ce que je te dis , je sais ce qui est bon pour toi  »
Je n’ai pas plus apprécié le mari dont j’ai trouvé la relation assez clichée. On voit gros comme une maison où leur situation amoureuse va les amener. Et je ne parle même pas de la fin et du dénouement morbide et assez glauque il faut le reconnaitre.
En bref, J’ai trouvé que le livre manquait de descriptions et de profondeur, l’histoire est fade, les personnages ne sont pas attachants. J’ai vraiment perdu un temps précieux en lisant ce livre.
Je suis une fois de plus déçue par cette auteure et ne compte plus renouveler l’expérience.

Note: 1.9/5

Manga alter ego

Résumé: Quand sa meilleure amie Elena lui annonce qu’elle a maintenant un petit copain, la jeune Noel a déjà beaucoup de mal à l’accepter. Alors quand June<, une autre amie très proche d'Elena arrive dans l'équation, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase ! Mais au fur et à mesure que Noel et June apprennent à se connaître, leur rivalité se mue petit à petit en un sentiment tout nouveau...

Mon avis : Pour être tout à fait honnête, j’ai lu ce manga au travail, un samedi matin où le téléphone ne sonnait pas. (On s’occupe comme on peut ahah). J’ai été sensible au personnage de Noël que l’on découvre petit à petit.
Elle cache derrière son mauvais caractère un attachement et des émotions qu’on ne soupçonne pas de prime abord. J’ai beaucoup apprécié ce trio et le développement des sentiments entre June et Noel auquel on ne s’attend pas au départ.
Leurs caractères se complètent très bien je trouve et apportent un certain équilibre au groupe.
J’ai passé un très bon moment avec June,Noël et Elena. J’ai trouvé que c’était un manga très doux, très poétique. Le dessin est de bonne qualité, les détails sont soignés. On est comme happé dans l’histoire et les pages se tournent toutes seules.
Seul petit bémol: J’aurais aimé en apprendre un peu plus sur June mais c’est le prix à payer pour un one shot.(Car c’est d’ailleurs pour ce format que j’ai craqué). Une très belle découverte.

Note : 4/5

Les filles de la mer

Résumé :

Sur l’île de Jeju, au sud de la Corée, Hana et sa petite soeur Emi appartiennent à la communauté haenyeo. Un jour, alors qu’Hana est en mer, elle aperçoit un soldat japonais sur la plage qui se dirige vers Emi. Craignant pour sa sœur, Hana rejoint le rivage aussi vite qu’elle le peut et se laisse enlever à sa place. Elle devient alors, comme des milliers d’autres Coréennes, une femme de réconfort en Mandchourie.

Note : Les Haenyeo sont des femmes qui font vivre leur famille en pêchant en apnée. Cette activité leur permet de profiter d’une certaine autonomie.

Mon avis:

Quelle lecture ! Tiré de faits historiques, l’auteur dénonce par cette fiction des actes qui se sont réellement passés. Des crimes de guerre commis contre les femmes de la Corée (et bien d’autres pays) dont il a été difficile au Japon de reconnaitre l’existence (et qui est toujours source de tension entre les deux pays). Et c’est à donner froid dans le dos. Hana est enlevé par un soldat pour sauver sa sœur. Elle est ensuite emmené au Mandchourie pour servir de dame de réconfort pour les soldats japonais. Elle a été violé une première fois par le soldat qui l’a enlevé, Morimoto. Puis c’est devenu son quotidien.

La lecture est très dure mais nécessaire. Il m’est arrivé d’arrêter un chapitre en plein milieu pour reprendre le lendemain. Heureusement, l’auteur alterne point de vue d’Hana en 1943 et le point de vue d’Emi en 2011. J’ai beaucoup apprécié découvrir Emi en parallèle, hantée par le sacrifice de sa sœur.

Ce livre est poignant. J’ai ressenti beaucoup d’émotions. De la colère bien sur pour cette manière de traiter les femmes mais aussi pour le fait qu’après la guerre les femmes ont mis du temps à parler à cause des codes de société. (Car à l’époque, pour la société patriarcale basée sur l’idéologie de Confucius,la pureté sexuelle d’une femme était de la plus haute importance). Beaucoup de femmes ont donc soufferts en silence.

De la tristesse pour ces personnes brisées qui ont existé. J’ai aussi ressentie de la peur. Oui, à maintes reprises j’ai eu peur pour le personnage d’Hana que j’ai beaucoup apprécié et auquel je me suis beaucoup attachée.

Bilan : On referme le livre en découvrant qu’une fois de plus l’homme est capable du pire et on en a gros sur le cœur. Mais l’auteur y glisse une note d’espoir… Ce livre est un hommage pour toutes les violences faites aux femmes à travers le monde et comme le dit à juste titre l’auteur, il faut en parler dans les livres d’histoires pour que cela cesse…

Note: 4/5

Voici un lien pour voir la statue de la paix pour les femmes de réconforts en Corée. https://www.japoninfos.com/la-coree-du-sud-refuse-de-renegocier-laccord-sur-les-femmes-de-reconfort.html

Rien n’est noir

Résumé: Frida parle haut et fort, avec son corps fracassé par un accident de bus et ses manières excessives d’inviter la muerte et la vida dans chacun de ses gestes. Elle jure comme un charretier, boit des trempées de tequila, et elle ne voit pas où est le problème. Elle aime les manifestations politiques, mettre des fleurs dans les cheveux, parler de sexe crûment, et les fêtes à réveiller les squelettes. Et elle peint.

Mon avis: J’ai beaucoup aimé découvrir Frida Kahlo à travers cette biographie tout en couleurs et en poésie. J’ai trouvé cette femme incroyable. L’une des rares femmes de l’époque à intégrer la prépatoria, elle abandonne ses études de médecine suite a un grave accident de bus qui a brisé son corps.
Elle aura des douleurs et des opérations toute sa vie. Malgré tout elle a une intensité de vivre incroyable. Comme si elle profitait de chaque instant intensément.
L’auteur met également en avant la relation amoureuse de Frida avec le célèbre peintre Diego. Une relation tumultueuse et toxique. Ils voyagent, réussissent ensemble et séparément, se marient, font face aux fauches couches de Frida, ont des aventures de leurs cotés, divorcent et.. se remarient. Epique !
Quant à son art, il est unique et intense. Elle ne peint pas pour peindre, elle livre un bout d’elle même. Frida n’est pas rentrée dans le moule. Elle a vécu à son image, avec passion et est devenu une icône.
L’auteur a su rendre cette biographie vivante et on y plonge avec plaisir. Claire Berest a une plume incroyable et un vocabulaire très riche. Elle joue avec les mots et trouve ceux qui décrivent le mieux chaque situation. Certains passages sont composé de phrases courtes ce qui les rend plus dynamique, plus vif.
J’ai vraiment pris beaucoup de plaisir à découvrir cette femme formidable. Une inspiration…
Note 4/5

Hanna

de Laurence Peyrin
Résumé : Pour effacer le souvenir de son amant, Hanna a quitté l’Irlande et a ouvert à New York une librairie, Pemberley. Au milieu de cette nouvelle vie il y a la petite Eleanor, 6 mois, qui, bien malgré elle, complique tout… et rend l’oubli impossible.
Bientôt, elle va découvrir que ses proches ont tous quelque chose à lui cacher : son mari, sa sœur, et même la mystérieuse Zelda Zonk depuis l’au-delà ! Que se passera-t-il pour Hanna lorsqu’un tout petit événement, presque anodin, fera éclater la vérité ?

Mon avis: Hanna a eu un enfant avec un autre homme que son mari. Elle pense que cette histoire est derrière elle et reprend sa vie avec son mari.Elle hérite du cottage d’une amie décédée et repart là où son idylle avec le père de son enfant a commencé…
On voit d’avance ce qui va se passer, c’est prévisible, creux et énervant.
Il y a tout un tas d’éléments qui m’ont agacé. J’ai trouvé les personnages fades sans personnalité. Les actions tout aussi creuses. je me suis pas mal ennuyée. Autant j’ai apprécié la première partie à New york avec la bibliothèque/Salon de thé et tous les personnages autour (bien que pas assez approfondi à mon gout) autant je n’ai pas accroché la partie en Irlande.
Elle se remet rapidement avec son amant, décide de divorcer et avant même d’en avoir parler à son mari elle est fiancé à cet homme.
Et que dire du côté: ils sont intimes et même en couple mais se vouvoient? Dans un livre de Jane Austen c’est romantique mais là c’est ridicule.
Note: 1.9/5

Les Carnets de l’Apothicaire

Résumé: A 17 ans, Mao Mao a une vie compliquée.
Formée dès son jeune âge par un apothicaire du quartier des plaisirs, elle se retrouve enlevée et vendue comme servante dans le quartier des femmes du palais impérial !
Afin de survivre dans cette prison de luxe, la jeune fille tente de cacher ses connaissances pour se fondre dans la masse.
Mais, quand les morts suspectes de princes nouveau-nés mettent la cour en émoi, sa passion pour les poisons prend le dessus. Elle observe, enquête… et trouve la solution ! En voulant bien faire, la voilà repérée… Jinshi, haut fonctionnaire aussi beau que calculateur, devine son talent et la promeut goûteuse personnelle d’une des favorites de l’empereur.
Au beau milieu de ce nid de serpents, le moindre faux pas peut lui être fatal !

Mon avis: J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ce petit manga sorti tout récemment.
Il réunit tout ce que j’aime. Les plantes, des poisons, des complots, des personnages attachants…
Je me suis rapidement prise d’affection pour Mao mao qui malgré son jeune age est très maline et tout aussi curieuse. Les dessins sont soignés et enchanteurs et on plonge rapidement dans l’histoire. Ni trop sombre ni trop gnangnan, un juste milieu qui pourrait faire fondre les quelques réticents restant.
je vous recommande chaudement ceseinen en 7 tomes et il me tarde de découvrir la suite.
Note : 4/5

Bilan: Le moins que l’on puisse dire c’est que je n’ai pas chômé lors de ce premier trimestre. Enfin en ce qui concerne la lecture car je viens de finir un cdd et je suis effectivement au chômage en attendant de retrouver un emploi.
Ce qui me laisse un peu de temps pour me reposer et affronter ce troisième confinement grâce à mes passions.

J’espère que certaines lectures vous tenteront. Bon courage et à bientôt

Aurélie

2 réponses à « Lectures du premier trimestre »

  1. J’ai beaucoup aimé moi aussi « Filles de la mer », beaucoup moins « Le bonheur se faufile entre les mains » (alors que j’avais bien aimé « Les gens heureux boivent … ».
    Les autres, je ne les connais pas.

    1. Après je me doute que ce n’est pas facile de maintenir le même niveau pour chaque livre mais bon celui ci m’a vraiment laissé une drôle d’impression en le refermant…

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